Le syndrome myofascial - inphysiofr

Le syndrome myofascial

Syndrome myofascial

Le syndrome myofascial est une pathologie qui touche les muscles (« myo ») et les fascias («fascial ») et qui est la source d’une douleur constante, profonde et localisée.

C’est un trouble musculo-squelettique fréquent qui touche aussi bien les hommes que les femmes, les sportifs que les sédentaires. Il peut subvenir à tout âge mais touche plus particulièrement les 25-50 ans.

Il existe heureusement des traitement non-invasifs pouvant soulager la douleur, traiter la maladie et prévenir sa récurrence.

A/ Qu’est-ce que le syndrome myofascial ?

On peut définir le syndrome myofascial comme une douleur musculaire localisée qui s'éternise, que le repos ne semble pas atténuer et dont l'intensité peut être invalidante jusqu'à altérer la qualité de vie du patient. Il naît au cœur d'un muscle ou d'un fascia.

Le syndrome myofascial peut entraîner des pathologies en cascade : troubles musculo-squelettiques divers, migraines, troubles du sommeil, épuisement général, dépression.

1/ La localisation du syndrome myofascial

Si les muscles sont des organes clairement identifiés par beaucoup d’entre nous, les fascias sont encore peu ou pas connus. Sachez que les fascias parcourent l’entièreté du corps humain. C’est une sorte de membrane conjonctive blanche qui, comme un filet élastique, enserre notamment les muscles, les groupes de muscles mais aussi les fibres musculaires qui les composent. Elle enveloppe de la même manière les autres tissus mous, tous les organes, les vaisseaux sanguins, le système nerveux, le système lymphatique et les os. Elle soutient et relie toutes ces composantes musculo-squelettique les unes aux autres.

Notons aussi que les fascias sont infiltrés de capteurs de mouvement et de récepteurs de la douleur. En effet, près de la moitié des capteurs de la proprioception du corps humain y réside et les fibres nociceptives qui les composent dialoguent en permanence avec les centres nerveux. C’est donc une composante du corps humain liée à la motricité et au ressenti de la douleur.

Le syndrome myofascial peut potentiellement affecter n’importe quel muscle et fascia. Néanmoins, les muscles du haut du dos, du cou et des épaules sont les plus souvent concernés, notamment :

-les trapèzes

La localisation du syndrome myofascial

-les muscles quadriceps de la tête appelés muscle sterno-cléido-mastoïdien

Qu’est-ce que le syndrome myofascial

-les muscles rhomboïdes

Les symptômes du syndrome myofascial

-les sous-scapulaires

syndrome myofascial

-les muscles élévateurs de la scapula

Le syndrome myofascial

2/ Les symptômes du syndrome myofascial

La douleur musculaire ressentie est souvent liée à un point de contracture que l'on appelle point gâchette ou point de déclenchement.
Ce nœud musculaire naît d'une contraction du muscle trop longue et/ou trop intense. Sous l'effet de cette contraction excessive des fibres musculaires, les tissus sont mal irrigués et donc mal oxygénés. Les toxines s'accumulent ce qui provoque une irritation, voire une inflammation des tissus. C'est à ce moment que la douleur apparaît. Il semble alors impossible de détendre ce point de contracture localisé. On peut souvent sentir ce nœud musculaire rouler sous les doigts.

Sous l'effet de la douleur, l'activité du muscle atteint diminue. Or, un muscle qui ne travaille pas est un muscle qui s'atrophie. Plus le temps passe, plus l'amplitude des mouvements s'amoindrit et plus le muscle perd de sa force.
Les muscles annexes prennent alors spontanément le relais. Cette surcharge de travail entraîne une fatigue musculaire et l'apparition plausible de nouveaux points de contracture et de douleurs supplémentaires délocalisées. C'est ce qu'on appelle une douleur référée.

Des symptômes en cascade peuvent alors apparaître : maux de dos, maux de tête, lombalgies, cervicalgies.

3/ Les causes du syndrome myofascial

Les points gâchette naissent d'une contraction musculaire excessive qui peut trouver son origine dans une blessure musculaire, une mauvaise posture, la répétition d'un mouvement de la vie quotidienne ou l'entraînement sportif excessif.

Le stress ou l'anxiété peuvent aussi causer des points gâchette : le patient expérimente une tension nerveuse permanente qui, souvent spontanément et inconsciemment, entraîne une contraction des muscles. N'avez-vous jamais remarqué qu'après un épisode ponctuel de stress, lorsque vous parvenez à faire un pas de côté et à reprendre vos esprits, votre mâchoire est verrouillée et votre respiration retenue, que vous avez la sensation d'avoir « oublié » de respirer ? Lorsque le stress ou l'anxiété sont chroniques et pathologiques, la contraction myofasciale n'est plus circonscrite dans le temps. Un petit groupe de fibres musculaires sur-stimulées, en contraction permanente et en hypoxie, peut alors devenir sensible et douloureux : c'est le point gâchette.

Le point gâchette peut être actif, c'est-à-dire qu'une douleur aiguë en émane spontanément. Il peut aussi être passif : la douleur est réveillée à la palpations seulement. Le point gâchette passif n'en est pas moins problématique car il peut provoquer une faiblesse musculaire et une posture fautive qui auront inévitablement une incidence sur le reste de la chaîne musculaire.

Le point gâchette peut être situé au centre de la zone douloureuse, il peut être limitrophe à cette zone ou il peut en être beaucoup plus éloigné.

B/Comment traiter le syndrome myofascial ?

1/ Le diagnostic du syndrome myofascial

L’examen clinique permet au praticien de santé de diagnostiquer un syndrome myofascial. Les points gâchette sont détectables au toucher : la palpation réveille ou amplifie la douleur et il sent un nœud qui roule ou tressaute sous ses doigts. On détecte aussi souvent une diminution d’amplitude du mouvement et une faiblesse musculaire qui sont des symptômes révélateurs du syndrome myofascial. L’anamnèse, qui est l’échange entre le professionnel de santé et le patient portant sur l’historique de la plainte et le mode de vie du malade, permet de confirmer le diagnostic.

Les actes d’imagerie médicale sont très rarement prescrits car l’examen clinique est suffisamment éloquent. S’ils le sont, c’est généralement pour écarter un diagnostic différentiel. Néanmoins, sachez qu’une zone sombre autour d’un point gâchette peut apparaître à l’échographie. De même, le doppler laisse apparaître un écoulement sanguin entravé.

2/ Le traitement du syndrome myofascial

La douleur est traitée par antalgiques administrés par voie orale ou par injection. Des anti- inflammatoires peuvent aussi être prescrits. Des traitements annexes par ultrasons ou électrothérapie peuvent aussi être proposés.

Ensuite, le syndrome myofascial requiert l'intervention d'un kinésithérapeute qui effectuera des massages profonds de la zone incriminée afin de détendre et revasculariser les fibres musculaires contracturées et en hypoxie. Les points gâchette se répondant et s'alimentant les uns les autres, le kinésithérapeute stimulera et pratiquera aussi des étirements de points de déclenchement secondaires ou latents.

Diverses techniques de massage thérapeutique sont susceptibles d'être pratiquées.

Ainsi, le massage profond peut être accompagné de compressions ischémiques qui consistent à apposer des pressions accrues et répétées sur la zone de contracture pendant 30 à 90 secondes. Ces compressions permettent d'assouplir les tissus contractés mais aussi de stimuler l'afflux sanguin lors du relâchement de la pression.

Si le patient ne peut supporter la douleur inhérente aux compressions ischémiques, le praticien peut pratiquer des pressions maintenues pendant 3 secondes et répétées une dizaine de fois. Cette technique permet aussi de stimuler efficacement la circulation sanguine et de réoxygéner le point gâchette.
Il est aussi possible d'appliquer une pression plus douce mais continue en étirant le muscle et le fascia tout en palpant le point de contracture. Le kinésithérapeute augmente la pression au fur et mesure qu'il sent les fibres musculaires de dénouer.

Le massage transverse profond par un kinésithérapeute 

Le massage transverse profond consiste quant à lui à masser la zone à traiter perpendiculairement aux fibres musculaires : les tissus sont mobilisés en profondeur. L'oxygénation des tissus est stimulée ce qui a un effet antalgique. Les adhérences sont amoindries, notamment celles pouvant apparaître durant la phase de cicatrisation de la zone anciennement contracturée. Notez cependant que ce type de massage peut être douloureux.

Votre kinésithérapeute peut aussi vous enseigner des techniques d'auto-massage afin de soulager la douleur au quotidien et stimuler la circulation sanguine régulièrement.

Le kinésithérapeute peut également pratiquer la puncture kinesithérapique, aussi appelée « dry needling ». Cette technique consiste à piquer à de multiples reprises le point gâchette à l'aide d'une aiguille d’acupuncture. Aucun produit n'est injecté. Il s'agit de stimuler la zone contracturée, d'améliorer le flux sanguin et donc l'oxygénation des tissus. L'introduction de l'aiguille entraîne souvent en réaction une secousse musculaire qui diminue les adhérences des fascias et détend les fibres musculaires.

Enfin, une rééducation fonctionnelle doit être entamée afin de regagner force musculaire, motricité et amplitude du mouvement.

3/ La prévention du syndrome myofascial

Au traitement d'urgence, il faut ajouter un accompagnement au plus long cours. Accompagné par un kinésithérapeute, ce travail de fond comprend notamment une étude de la posture du patient, une identification et une correction de mauvaises habitudes prises au quotidien ou inhérentes à sa physiologie et un renforcement musculaire.

Il est aussi judicieux de prendre le temps de pratiquer des étirements régulièrement, de bien s'échauffer avant une pratique sportive et de s'auto-masser. L'auto-massage permet de stimuler la circulation sanguine et le réseau lymphatique, d'oxygéner les tissus et d'encourager la production d'endorphine. L'auto-massage participe aussi à une détente musculaire et physique générale ainsi qu'à une diminution du stress. Des techniques d'auto-massage peuvent être enseignées par un kinésithérapeute. Il existe aussi des accessoires tels que les rouleaux ou les balles de massage permettant de faciliter la pratique et d'amplifier les massages.

Ce travail de prévention est primordial : il engendrera un mieux-être physique général du patient et éloignera la possibilité d'une récidive du syndrome myofascial.

Enfin, il est très intéressant d'accompagner cette approche physiologique d'un travail psychologique. Comme il a été mentionné plus haut, le stress et l'anxiété peuvent faire naître contractures et points gâchette. Les techniques de relaxation, la méditation, l'acupuncture, une psychothérapie peuvent être des pistes intéressantes à explorer. Le syndrome myofascial n'est pas une fatalité.

a propos d'auteur

À PROPOS DE L’AUTEUR

Lidia Perner a plus de 20 ans d'expérience dans le secteur de la santé et du bien-être. En développant des produits qui offrent des réels bénéfices et en les introduisant avec succès sur le marché, Lidia a aidé des milliers de personnes à améliorer leur qualité de vie. Elle est passionnée par les modes de vie sains et diverses activités physiques. Lidia est fondatrice et PDG d'Inphysio.fr. Vous pouvez retrouver Lidia sur Linkedin.

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