Cruralgie : comment reconnaître et traiter cette pathologie - inphysiofr

La cruralgie : comment l’identifier, l’éviter et la soigner ?

La cruralgie comment l’identifier, l’éviter et la soigner

Douleurs, fourmillements, paralysie : si vous ressentez ces symptômes dans vos membres inférieurs, cela peut être le signe d’une cruralgie, aussi appelée névralgie crurale. Derrière ce terme un peu complexe, il y a en fait un phénomène simple de compression d’un nerf. Différentes causes peuvent être identifiées pour expliquer cette douleur, menant chacune à un traitement adapté (traitement médicamenteux, séances de kiné, chirurgie, etc.).
Ce traitement peut être complété par quelques bonnes habitudes au quotidien, ainsi que par le soutien de coussins ergonomiques, comme ceux proposés dans la gamme Inphysio.
Voici tout ce qu’il faut savoir sur la cruralgie, pour comprendre son mécanisme, prévenir son apparition et soulager la souffrance qui en résulte.

Qu’est-ce précisément qu’une cruralgie ?

La cruralgie est une pathologie de la famille des radiculalgies. Cette dernière regroupe les maladies dont la cause est  l'irritation d'un nerf rachidien, à sa racine ou le long de son trajet.
Dans le cas d'une cruralgie, c'est le nerf crural (plus fréquemment appelé aujourd'hui « nerf fémoral ») qui est malmené.
Elle se différencie de la sciatique qui, elle, est une irritation / inflammation du nerf sciatique qui n'emprunte pas le même trajet que le nerf crural. Les symptômes d'une sciatique sont localisés dans le bas du dos, dans la fesse et à l'arrière de la jambe, alors que ceux d'une cruralgie sont situés dans le bas du dos, l'aine, l'avant de la cuisse, la face interne du genou et du mollet.
Afin de comprendre l'origine de la cruralgie et la soulager, avoir quelques notions de physiologie du corps humain est primordial.

Un peu de physiologie pour comprendre la cruralgie

La colonne vertébrale

La colonne vertébrale, aussi appelée « rachis », est constituée de 33 vertèbres empilées les unes au dessus des autres.
Chaque vertèbre est nommée en fonction de sa localisation (cervicale, thoracique, lombaire ou sacrale) et de son positionnement dans l'empilement vertébral (du haut vers le bas).

  • Les 7 vertèbres au niveau du cou sont appelées « vertèbres cervicales » et sont estampillées de C1 à C7.
  • Les 12 vertèbres du dos sont appelées « vertèbres thoraciques » (T1 à T12).
  • Les 5 vertèbres dans le bas du dos sont appelées « vertèbres lombaires » (L1 à L5).
  • Les 5 vertèbres au niveau des fesses sont appelées « vertèbres sacrales » (S1 à S5). Elles ont la particularité d'être soudées entre elles : elles forment le sacrum et le coccyx.

 

Les vertèbres

Les vertèbres 

Chaque vertèbre est constituée d'un corps vertébral à l'avant et d'un arc vertébral à l'arrière. Positionnés les uns au dessus des autres, les corps vertébraux et les arcs des différentes vertèbres délimitent un espace vide appelé « canal rachidien » qui, comme un étui osseux, abrite et protège la moelle épinière.

Une vertèbre et son canal rachidien

 

Une vertèbre et son canal rachidien

Les racines nerveuses

De la moelle épinière émergent les racines nerveuses. Elles aussi sont identifiées à l'aide d'une lettre et d'un chiffre en fonction de la vertèbre dont elles émergent. Le regroupement de plusieurs racines nerveuses donne naissance à un nerf rachidien.

physiologie pour comprendre la cruralgie

La moelle épinière et les racines nerveuses 

 

Ainsi le nerf crural naît des racines nerveuses L2, L3 et de la moitié de la racine nerveuse L4.

physiologie pour comprendre la cruralgie

Les racines nerveuses du nerf crural/fémoral 

Les plexus nerveux

Le système nerveux est une machine complexe : les racines nerveuses partent de la moelle épinière pour se rejoindre dans des réseaux nerveux appelés « plexus  cervical, brachial, lombaire et sacré ».  L'agencement de fibres nerveuses issues de plusieurs racines donne naissance à un nerf rachidien.
Le nerf crural naît au sein du plexus lombaire (ou lombal) qui fournit des informations nerveuses au dos, à l'abdomen, à l'aine, à la cuisse, au genou et au mollet.
Pour information, les nerfs intercostaux au niveau du thorax ne trouvent pas leur origine dans un plexus. Ils émergent directement des 12 vertèbres dorsales.

physiologie pour comprendre la cruralgie

Les plexus nerveux 

Le nerf crural ou fémoral

Un nerf rachidien, tel que le nerf crural / fémoral, est dit « mixte » car il est composé de fibres motrices et de fibres sensitives. C'est donc un canal où passent des informations qui ont trait à la motricité, à la sensibilité et à la douleur. Il délivre ces données à une zone corporelle spécifique. Le nerf crural est constitué de plusieurs branches : sa zone d'impact est donc importante.
Ainsi, le nerf crural / fémoral naît dans le bas du dos, entre les vertèbres lombaires L3 et L4, puis chemine sur le bord externe du muscle grand psoas pour arriver sur l'avant du corps. Il innerve alors le muscle sartorius, le muscle pectiné, le muscle long abducteur et le muscle quadriceps fémoral : il participe à leur contraction et donc à leur mobilité. C'est lui qui permet la flexion de hanche (fléchissement de la cuisse vers le torse) et l'extension de la jambe.

 

Muscles- physiologie pour comprendre la cruralgie

 

Le nerf crural est aussi responsable de l'innervation sensitive de l'avant de la cuisse ainsi que de toute la face interne de la jambe.
Enfin, il transmet les signaux de la douleur sur tout le long de son trajet. Celui-ci part du bas du dos, passe sur le devant de la cuisse en contournant la hanche, descend jusqu'au genou puis sur toute la face interne de la jambe pour se terminer dans le creux plantaire.

Les causes de la cruralgie

La cruralgie est causée par la compression et l'irritation du nerf crural / fémoral ou d'une de ses racines nerveuses.
La compression est souvent due à une hernie discale, c'est-à-dire une protubérance d'un disque intervertébral qui entre alors en contact avec une racine nerveuse adjacente.

hernie discale

Une hernie discale et l'irritation d'une racine nerveuse  

La compression du nerf fémoral peut aussi advenir en cas de tassement de vertèbre, de glissement de vertèbre (« spondylolisthésis »), de rétrécissement du canal rachidien ou de sténose foraminale. Ces pathologies entraînent en effet mécaniquement un rapprochement de deux vertèbres. Les trous (que l'on nomme « foramens » en anatomie)  par où transitent les racines nerveuses deviennent alors plus exigus : le risque de compression et d'irritation des fibres nerveuses augmente.
Notez que l'arthrose peut être à l'origine de ces pathologies, elles-mêmes causes de cruralgie.
Il arrive aussi que le nerf soit comprimé, non pas au niveau de sa racine mais le long de son trajet. Ainsi un hématome au niveau du psoas ou du muscle iliaque (muscles entre lesquels le nerf crural  se faufile) peut être la source de l'irritation nerveuse.
Notez que les femmes enceintes sont particulièrement sujettes aux cruralgies car l'utérus, au fur et à mesure de son expansion, peut venir comprimer le nerf fémoral.

Une fracture ou une infection peuvent parfois causer une cruralgie.

Enfin et très rarement, une tumeur osseuse ou nerveuse peut être l'excroissance qui vient irriter le nerf crural. 

Les symptômes de la cruralgie

Une cruralgie se manifeste le plus souvent à droite ou à gauche. Néanmoins elle peut aussi être bilatérale, notamment en cas de rétrécissement du canal rachidien.

Cruralgie : La douleur

Le symptôme principale de la cruralgie est la douleur, souvent aiguë et invalidante.
Comme nous l'avons vu plus haut, le nerf crural est constitué de branches motrices et sensitives. Au niveau de la hanche, une arborescence de branches sensitives naît et descend le long de la jambe. Les branches sensitives du nerf crural constituent le nerf saphène. Selon la racine nerveuse ou la portion du nerf qui est irritée, la douleur est ressentie à différents endroits du membre.
Ainsi, lorsque la branche sensitive irritée émane de la racine nerveuse L2, la douleur se situe dans le bas du dos et court jusqu'à l'aine. Si la branche est issue de la racine nerveuse L3, la douleur est  localisée sur le devant de la cuisse. Et enfin, si la branche prend racine en L4, la douleur s'étend du bas du dos, passe sur la face externe avant de la cuisse, rejoint le genou et descend sur le côté interne du mollet.

Trajet des branches sensitives du nerf crural

Les sensations douloureuses en cas de cruralgie sont souvent violentes. Elles s'apparentent à des décharges électriques, des brûlures ou une impression de forte compression.

Cruralgie : Une sensibilité perturbée

Les zones cutanées  innervées par les branches sensitives du nerf crural peuvent aussi être victimes de troubles de la sensibilité.
Des fourmillements ou des picotements (« paresthésies » en langage médical) peuvent être ressentis.
Des douleurs à la palpation peuvent aussi être détectées. On parle de « dysesthésies ».
Une sensation d'engourdissement peut apparaître, celle-ci pouvant même évoluer vers une perte de sensibilité totale.
Comme pour la douleur, la zone impactée dépend de la racine nerveuse irritée ou comprimée.
Si la racine L2 est touchée, c'est la zone cutanée du bas du dos et l'aine qui peuvent être  impactées.
Lorsque c'est la racine L3 qui est en cause, la zone allant du bas du dos vers l'avant de la cuisse et la face interne du genou est touchée.
Enfin si c'est la racine L4 qui est comprimée, les défauts de sensibilité seront localisés sur la face interne du tibia.

Cruralgie : Les déficits moteurs

Parfois, la compression des fibres motrices du nerf est telle qu'elle entraîne une paralysie partielle ou totale des muscles innervés par le nerf crural / fémoral.

Lorsque le muscle psoas est touché, le patient fléchit difficilement la hanche. Il peine à lever la cuisse vers le torse. Il doit par exemple soulever sa jambe à l'aide de ses mains pour s'asseoir en voiture ou en sortir.

Lorsque c'est la motricité du muscle quadriceps qui est déficiente, il est difficile d'étendre la jambe et de verrouiller son genou. Le genou peut par exemple se dérober sous le poids du corps lors de la marche et entraîner une chute.

Si les muscles releveurs du pied et de la cheville sont en cause, le pied accroche le sol à chaque pas et la stabilité de la cheville est minorée. Des entorses sont à craindre.

Les symptômes vont de la faiblesse musculaire que l'on appelle « parésie » (difficulté à effectuer un mouvement, sensation de genou qui « lâche » par exemple) à l'incapacité totale de contracter un muscle. On parle alors de « paralysie ».

De tels déficits moteurs sont le signe d'une compression du nerf pouvant entraîner des séquelles irréversibles. L'intervention chirurgicale est inévitable et urgente.

Comment reconnaître une cruralgie ?

Les symptômes de la cruralgie peuvent varier en fonction de la zone et du degré de compression. Toutefois, on peut lister un certain nombre de douleurs et de sensations inconfortables récurrentes chez les patients atteints de névralgie crurale :

  • apparition de douleurs dans les zones du corps suivantes : bas du dos, avant de la cuisse, face interne de la cuisse, face interne du genou et parfois jusqu’au pied ;
  • sensations de fourmillements et de picotements dans la jambe, avec parfois une paralysie momentanée ;
  • décharges électriques dans les membres inférieurs ;
  • syndrome de la queue-de-cheval, caractérisé par des douleurs dans les lombaires, mais aussi parfois par de l’incontinence ou au contraire une rétention urinaire, des difficultés à aller à la selle, une anesthésie des membres (perte de sensibilité).

Selon l’origine de la névralgie, ces symptômes pourront être d’autant plus importants lorsque le patient effectue un effort physique, mais aussi dans certaines actions de la vie quotidienne (marche, éternuement, toux, passage aux toilettes, etc.).

La cruralgie n’est donc pas à prendre à la légère et peut se révéler réellement handicapante. Surtout, si rien n’est fait, elle peut engendrer des symptômes et des pathologies plus graves, qui agiront définitivement sur votre état de santé.

Si l’un de ces symptômes vous alerte, consultez votre médecin généraliste, ostéopathe, rhumatologue ou kinésithérapeute. Un premier examen médical permettra d’orienter le diagnostic et de vous faire passer une radio, un scanner ou une IRM du rachis pour confirmer ou infirmer la névralgie, ainsi que sa cause.

Quels sont les facteurs pouvant engendrer cette douleur ?

On peut identifier diverses causes à la cruralgie, dont les plus fréquentes sont les suivantes :

  • une hernie discale, c’est-à-dire une affection (déchirure, rupture) d’un disque entre deux vertèbres, qui en s’écrasant, peut migrer vers le canal rachidien sur le trajet du nerf crural, comprimant ce dernier ;
  • une arthrose vertébrale, touchant les disques intervertébraux qui peuvent alors venir comprimer le nerf fémoral ;
  • un phénomène de rétrécissement du canal lombaire à cause de l’arthrose, canal par lequel passe le nerf crural ;
  • un hématome dans le psoas (muscle au niveau du bassin et des lombaires), pouvant survenir à la suite d’un traitement médical anti-coagulant, d’une chute, d’une opération chirurgicale par exemple).

Plus rarement, la cruralgie peut résulter d’une spondylodiscite, soit une infection sévère des disques vertébraux, pouvant là aussi causer une compression du nerf fémoral. Enfin, dans de rares cas également, c’est une tumeur qui peut être à l’origine de la cruralgie.

Il est possible que la douleur dans la jambe que vous ressentez ne soit pas une cruralgie, mais provienne d'un problème de nerf sciatique. Vous pouvez en lire davantage à ce sujet ici.

Quelles méthodes pour soulager et traiter une radiculalgie ?

Avant d’envisager des traitements ou des exercices pour la cruralgie, il reste primordial de savoir si c’est une hernie discale, de l’arthrose ou une autre cause qui est en à l’origine. Selon le diagnostic médical, on pourra alors envisager différentes techniques pour atténuer les symptômes, réduire la durée de la pathologie, traiter la problématique en cause, etc. Voici quelques-unes des méthodes qui peuvent être employées en cas de cruralgie.

Apaiser la douleur avec des médicaments

Comme pour soulager une douleur au sacrum ou une sciatique par exemple, un médecin peut prescrire des médicaments à son patient pour apaiser les maux d’une cruralgie. Il s’agira principalement d’anti-inflammatoires, d’antalgiques et de décontractants musculaires, à associer avec du repos pendant une durée d’une à deux semaines.

Procéder à une infiltration lombaire

Si la prise de médicaments ne suffit pas à passer outre la douleur, le médecin pourra envisager une infiltration de corticoïde dans le rachis. Le patient peut ainsi vivre plus confortablement, le temps que la hernie se résorbe par exemple.

Néanmoins, comme les traitements médicamenteux, l’infiltration soulage, mais ne soigne pas en profondeur la cause de la cruralgie.

Consulter une kinésithérapeute ou un ostéopathe

Le médecin peut compléter l’ordonnance d’anti-douleurs par une prescription de séances de kinésithérapie ou d’ostéopathie, ayant plusieurs objectifs :

  • adopter des postures qui évitent les sensations douloureuses ;
  • refaire peu à peu les mouvements inconfortables et douloureux, pour s’y habituer en douceur et retrouver une pleine mobilité ;
  • apprendre à gérer les crises douloureuses ;
  • prendre de nouvelles habitudes dans la façon de se mouvoir, apprendre à être bien assis, etc.

Tout cela peut être réalisé à l’aide d’exercices de gainage, d’étirements, d’exercices de respiration, de massage pour détendre les muscles, etc.

Subir une opération chirurgicale

En dernier recours ou en cas d’urgence, la chirurgie peut également être un remède face à l’écrasement du nerf crural. Le chirurgien effectuera alors le geste approprié en fonction de l’affection à l’origine de la névralgie (hernie discale, canal lombaire trop étroit, etc.). Toutefois, il ne peut pas garantir une disparition complète de la douleur après intervention.

La cruralgie : Comment être proactif ?

Cruralgie : Les remèdes à mettre en place à la maison

En cas de cruralgie, le repos pendant au moins 15 jours est fortement conseillé mais néanmoins relatif. Alternez les périodes où vous êtes allongé ou assis et les moments d'activité douce. Levez-vous, faites quelques mouvements, marchez pendant quelques minutes. Cela est primordial pour ne pas perdre de masse musculaire, ce qui serait à terme dommageable et contre-productif. L'activité permet aussi d'activer la circulation sanguine, d'oxygéner les tissus et d'encourager la réparation des  tissus.

Lorsque l'épisode aigu est passé, vous pouvez reprendre une activité cardiovasculaire douce telle que la marche, le vélo, la natation, ...

Vous pouvez aussi apposer de la chaleur pendant une quinzaine de minutes sur vos lombaires et sur les régions douloureuses. Cela aidera les muscles à se détendre.

Une source de froid peut anesthésier la zone douloureuse et aider parfois à calmer l'inflammation.

2 à 3 fois par jour, vous pouvez alterner froid et chaud (15 minutes chacun). 

Cruralgie : Les positions pour soulager une cruralgie la nuit

Un sommeil réparateur est un allié de choix pour vous garantir une guérison rapide.

Cruralgie : Comment décharger le nerf crural / fémoral

Pour adoucir la douleur, il faut adopter une position qui décharge le nerf crural / fémoral souffrant. Pour ce faire, il faut fléchir la hanche et le genou en les ramenant vers le ventre.

Afin d'amplifier la décharge du nerf crural  irrité, vous pouvez aussi mettre en tension le nerf crural opposé. Pour cela, mettez en extension la hanche qui ne souffre pas en s'éloignant de votre torse, en tendant la jambe et en fléchissant légèrement le mollet vers l'arrière.

Cruralgie - Comment décharger le nerf crural / fémoral

Cruralgie : Quelle position pour dormir sur le dos

Partons du postulat que vous souffrez d'une cruralgie du côté gauche.

Allongez-vous sur le dos et, pour mettre la hanche gauche en flexion et soulager le nerf crural gauche, glissez sous votre genou gauche 1 coussin ou 2.

Puis, pour mettre la hanche droite en extension, laissez glisser votre jambe droite en dehors du lit. Si vous souhaitez encore augmenter la décharge du nerf gauche souffrant, inclinez votre torse vers la gauche.

 

Dormir sur le dos en cas de cruralgie

Dormir sur le dos en cas de cruralgie 

Inversez la position en cas de cruralgie à droite.

Cruralgie : Quelle position pour dormir sur le côté

Si vous dormez sur le côté, le principe reste le même : il s'agit de décharger le nerf douloureux en fléchissant la hanche.

Si la douleur se situe à gauche, positionnez-vous sur le côté droit et fléchissez la hanche et le genou gauche en les ramenant vers votre torse. Puis mettez la hanche droite en extension vers l'arrière et fléchissez légèrement le genou droit. 

Dormir sur le côté en cas de cruralgie

Dormir sur le côté en cas de cruralgie 

Pour augmenter encore la décharge du côté gauche, fléchissez le cou vers l'avant ou étirez-le vers l'arrière. Expérimentez et notez l'option qui vous soulage le plus.

Inversez la position en cas de cruralgie à droite.

Cruralgie : Quelle position pour dormir sur le ventre

La position ventrale est un peu plus délicate à tenir en cas de cruralgie. Néanmoins, vous pouvez essayer la posture suivante : une fois allongé sur le ventre, remontez le genou de la jambe souffrante en ouvrant la hanche.

Dormir sur le ventre en cas de cruralgie

Dormir sur le ventre en cas de cruralgie 

Vous pouvez glisser un très fin coussin sous votre bassin pour atténuer la cambrure lombaire. Privilégiez aussi un coussin ergonomique à mémoire de forme spécifiquement pensé pour les dormeurs sur le ventre. Il permet de soutenir la tête sans placer les cervicales en hyperextension et sans creuser les lombaires.

Cruralgie : Quelques exercices à effectuer avant d'aller se coucher

Pour mettre toutes les chances de votre côté et vous octroyer une nuit réparatrice malgré la cruralgie, faites quelques exercices bien ciblés avant d'aller vous coucher.

Il s'agit de mobiliser, d'étirer et de détendre le nerf crural.

Si un exercice réveille ou exacerbe la douleur, cessez immédiatement.

Cruralgie : Exercice n°1 pour étirer le nerf crural

Allongez-vous sur le ventre au sol. Relevez le haut de votre torse en vous positionnant sur vos avant-bras. Si relever le torse est douloureux, restez couché sur le ventre et posez le front contre vos mains.

Pliez le genou droit en gardant le pied à 90° et maintenez la position quelques secondes.

Notez que tenir la position permet aussi de renforcer les muscles de la cuisse qui peuvent être contractés voire affaiblis par la cruralgie. 

Cruralgie Exercice  pour étirer le nerf crural

Expérimentez le degré d'extension du nerf crural qui entraîne, chez vous, une diminution de la douleur. Pour amplifier l'extension, relevez plus votre torse.

 

Pour réduire l'extension, abaissez votre torse.

Cruralgie Exercice  pour étirer le nerf crural

Pour amplifier la mobilisation du nerf, vous pouvez aussi basculer votre tête en arrière.

Revenez dans la position initiale et recommencez 5 fois.

Cruralgie : Exercice n°2 pour étirer le nerf crural

Allongez-vous sur le dos sur votre lit.

Ramenez vers vous le genou du côté qui vous fait souffrir et maintenez-le sur votre torse à l'aide de vos mains.

Pour délester encore davantage le nerf crural / fémoral, laissez pendre votre autre jambe hors du lit en relâchant bien le genou.

Cruralgie Exercice  pour étirer le nerf crural

Maintenez la position 10 secondes. Ramenez sur votre torse la jambe qui pend hors du lit. Restez groupé quelques secondes et recommencez l'étirement 5 fois.

Pendant que vous maintenez la position de travail, vous pouvez en profiter pour faire quelques respirations ventrales afin de masser et détendre vos viscères.

La respiration ventrale consiste à inspirer en gonflant votre ventre et la partie inférieure de votre cage thoracique, puis d'expirer totalement.

Cruralgie : Exercice n°3 pour diminuer l'inflammation du nerf crural

Cet exercice permet d'ouvrir les foramens, ces trous de jonction formés par les vertèbres d'où émergent les nerfs spinaux. Une ouverture des foramens permet de décomprimer les nerfs, ce qui entraîne une meilleure vascularisation. Un afflux sanguin offre une bonne oxygénation des tissus, gage de régénération optimale et donc d'une diminution de l'inflammation.

Pour ouvrir les foramens, il faut incurver la colonne vertébrale.

Pour ce faire, allongez-vous sur le côté en chien de fusil et placez une serviette roulée ou un traversin de soutien lombaire au niveau de votre taille.

Restez dans cette position 30 secondes puis enlevez le coussin et relâchez vos lombaires.

Repositionnez le coussin de soutien et répétez l'exercice.

Faites une série de 6.

Si une amélioration est notable le lendemain, reproduisez l'exercice en augmentant la durée de jour en jour. Vous pouvez aller jusqu'à 10 minutes d'ouverture des foramens.

Cruralgie : Massage du colon

La douleur due à une cruralgie entraîne souvent la contraction de la chaîne musculaire antéro intérieure. Cette dernière se situe à l'intérieur du ventre et est constituée du diaphragme et du muscle ilio-psoas.

Masser son ventre permet de détendre cette zone trop tendue, notamment le muscle psoas qui est rattaché aux 4 premières vertèbres lombaires. Le massage apaisera par effet rebond les lombaires contractées. Enfin il aura un impact sur la réduction du stress global.

Voici la marche à suivre :

Allongez-vous sur le dos et pliez vos genoux en gardant les pieds au sol.

Votre côlon se situe entre le bas de vos côtes et votre bassin. Il est constitué d'une partie ascendante à votre droite, une partie transverse sous les côtes et une partie descendante qui mène au rectum puis à l'anus à votre gauche .

Il va s'agir de masser l'entièreté du côlon en partant de la partie descendante (sur la gauche de votre ventre) vers la partie ascendante (sur la droite de votre ventre). Le mouvement global du massage va donc dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Posez le bout de vos doigts en bas du côlon descendant et masser le premier tiers en faisant des mouvements vers le bas, comme de petites vagues qui chercheraient à évacuer le contenu du côlon. Puis passez à la partie médiane du côlon descendant et massez-le à l'aide des petites vagues qui poussent vers le bas. Faites de même pour le dernier tiers du côlon descendant. Enfin, masser le côlon descendant d'un seul tenant,  du bas vers le haut, toujours à l'aide de vos doigts-vaguelettes.

Procédez de la même manière pour le côlon transverse, tiers par tiers. Puis, en partant du bas du côlon descendant, massez le côlon descendant et le côlon transverse d'une seule traite.

Enfin, massez le côlon ascendant tiers par tiers et finissez par un massage du colon dans sa totalité, du côlon descendant au côlon ascendant.

Vous voilà maintenant armé pour vous assurer des nuits réparatrices malgré la cruralgie.

Dans la majorité des cas, le repos et une reprise de l'activité progressive vous permettront de soigner votre cruralgie au fil des semaines.

Ensuite, il faudra vous concentrer sur le renforcement musculaire qui participe à la protection du  squelette et évite la récurrence de la cruralgie.

Comment éviter l’apparition ou la réapparition d’une névralgie crurale ?

S’il y a bien des solutions pour soulager et faire disparaître une cruralgie, prévenir son apparition ou éviter une nouvelle crise reste la meilleure chose à faire. Pour cela, quelques bonnes habitudes se montrent très utiles.

L’activité physique pour rester en forme

Si le repos pendant une durée déterminée peut être bénéfique (voire imposé) pour un patient qui souffre de cruralgie, cela ne doit être que temporaire. Une fois la douleur passée, il est important de reprendre une activité physique, même douce (yoga, marche ou Pilates par exemple). Il convient également de muscler ses abdominaux et son dos, à l’aide d’exercices qui ne compriment pas la zone lombaire, le bassin, etc. N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre kiné pour savoir quel est le meilleur exercice dans votre cas.

Notez également que l’activité physique devra être accompagnée d’un régime alimentaire plus sain en cas de surpoids. Le surpoids et l’obésité sont en effet des facteurs de risque de la cruralgie, et la perte de poids ne peut donc qu’être bénéfique, y compris pour les genoux et les autres articulations.

Une bonne posture pour protéger son dos

Le tassement de vertèbres, la hernie discale, les pathologies lombaires : tout cela peut être évité ou limité à l’aide d’une bonne posture. Il est important d’être bien assis au travail, lors d’un trajet en voiture, dans le canapé, etc., de dormir en offrant un positionnement naturel et sans pression au corps, de se ternir droit en position debout, etc.

Pour y parvenir, vous pouvez compter sur des exercices prodigués par votre kinésithérapeute, mais aussi sur des accessoires ergonomiques. L’utilisation d’un coussin bouée ou d’un coussin ergonomique d’assise peut notamment vous être utile pour vous assoir plus confortablement, améliorer la posture des lombaires et de l’ensemble de la colonne vertébrale, apaiser les douleurs dans le dos et dans les jambes, etc.
En position allongée, le coussin d’entre-jambes peut être très utile, en permettant d’adopter une position ergonomique (pour une personne qui dort sur le côté) et de réduire les maux des lombaires, des hanches, des genoux, etc.

Besoin d’aide pour trouver le coussin idéal selon votre morphologie, les maux dont vous souffrez, les problèmes de santé que vous souhaitez traiter ? Découvrez aussi nos conseils pour choisir son coussin pour le coccyx, pour mieux dormir, pour les longs trajets, etc.

Cet article a été rédigé par un expert dans le domaine et est destiné au grand public. Les informations fournies reflètent l'état actuel des connaissances sur le sujet à la date de sa publication.  Par conséquent, il ne doit pas être utilisé comme une alternative aux recommandations et conseils de professionnels de la santé qualifiés, tels que votre médecin ou pharmacien.

 

a propos d'auteur

À PROPOS DE L’AUTEUR

Lidia Perner a plus de 20 ans d'expérience dans le secteur de la santé et du bien-être. En développant des produits qui offrent des réels bénéfices et en les introduisant avec succès sur le marché, Lidia a aidé des milliers de personnes à améliorer leur qualité de vie. Elle est passionnée par les modes de vie sains et diverses activités physiques. Lidia est fondatrice et PDG d'Inphysio.fr. Vous pouvez retrouver Lidia sur Linkedin.

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